• Sébastien Van Passel

Le parcours d'un fund raiser - Didier Genoud fondateur et CEO de BODYdharma

Mis à jour : 16 sept. 2019


Il y a un peu plus d'un an j'avais invité Didier Genoud, fondateur de BODYdharma Skin Clinic et accessoirement un de mes amis, à participer à notre petit-déjeuner consacré à la levée de fonds. Suite à cette présentation Didier rencontra notre oratrice du jour, Claire Munck CEO de BeAngels. Cette réunion fut le facteur déclencheur de la levée de fonds pour BODYdharma. C'est ce parcours que je vous propose de découvrir via cette interview de Didier Genoud.

(Sébastien Van Passel) Didier, peux-tu nous expliquer le concept BODYdharma :

(Didier Genoud) L'idée de BODYdharma consiste à mettre à disposition de tout un chacun les dernières technologies des l’esthétique qui sont de réelles alternatives à la chirurgie. Ce qui fait réellement notre force et notre différence au-delà des technologies unique que nous utilisons c'est l'accueil personnalisé et l'écoute que nous offrons à nos visiteurs. Tous nos soins se font avec des équipements spécialisés de dernière génération. Nous proposons toujours nos services avec les trois objectifs suivants : l'Efficacité des soin, les Traitements sans douleur et les traitements non invasifs (alternative à la chirurgie esthétique) Par ailleurs, une de nos particularités est d'avoir mis sur pied des protocoles combinant plusieurs technologies pour venir à bout d'un grand nombre de problématiques de l'esthétique.


(S. Van Passel) Peux-tu expliquer ton parcours professionnel et d'où est venu l'idée de lancer le concept BODYdharma :

(D. Genoud) Je suis Suisse et arrivé en Belgique il y a aujourd'hui 17 ans après mes études à l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), avec deux spécialisations, en aéronautique et science du vivant. J’ai créé ma première société durant mes études et ma deuxième à mon arrivée dans le plat pays. Après les avoir vendus j’ai rejoint une petite société belge active dans l’aéronautique et la défense afin de l’aider dans son développement commercial, dont l’activité principale était de proposer des systèmes de gestion des données géospatiales pour les systèmes de commandement et contrôle, avec des clients de renoms comme Airbus et l’OTAN. Par la suite dû au fort développement commercial de cette société elle fut revendue à un fonds d’investissement belge. Libéré de ces responsabilités, une autre opportunité s'est présentée à moi de reprendre la direction générale d'une société internationale active dans le médical ayant toujours comme thématique principale la technologie. J'ai eu à coeur de m'occuper personnellement du développement stratégique et commercial de cette société pour la promotion d'une technologie de traitement brevetée dans le secteur des consommables médicaux en latex hypoallergénique (Applicable notamment sur les gants de chirurgie).

Après 3 ans de développement et plusieurs levées de fond réussij'ai pris la décision de ne pas reconduire mon mandat de CEO afin de revenir en Belgique proche de ma famille pour lancer le concept de BODYdharma.

En effet, après 3 ans dans le domaine médical technologique et une analyse détaillée du marché et une approche novatrice dans le domaine il était temps de confronter l’idée à la réalité du marché.

(S. Van Passel) De directeur commercial dans l’aéronautique et la défense, en passant par la direction générale d’une société dans le matériel médical, cela ressemble à une plongée dans le vide de lancer une start-up active dans l'esthétique technologique via BODYdharma ?

(D. Genoud) Certainement, vu de l'extérieur, toutefois le fil conducteur est toujours le même depuis le début de ma carrière au travers de mes différentes expériences : l’esprit d’entreprendre et le développement commercial & stratégique dans le domaine des technologies. Le secteur, le domaine et les clients sont à chaque fois très différents mais avec une certaine curiosité, un zeste d’adaptabilité en restant ouvert d’esprit, ce sont des barrières surmontables.


"La différence la plus flagrante entre BODYdharma et mes expériences précédentes les plus relevantes reste le fait que nous sommes dans un modèle BtoC en local alors qu’auparavant cela a presque toujours été du BtoB à l’international. Les cycles de vente sont donc beaucoup plus rapides, la clientèle plus nombreuse et locale".




(S. Van Passel) Pourquoi avoir choisi le nom BODYdharma?


(D. Genoud) Adepte de méditation depuis plusieurs années et attentif à mon hygiène de vie (sport, nourriture, équilibre entre privé et professionnel) j’ai voulu faire un clin d’œil sur le côté plus spirituel du projet pour contrebalancer l’aspect technologique qui peut impressionner quelquefois. Comprenez donc BODY pour le corps, et dharma pour le destin de celui-ci…


(S. Van Passel) Pour nos lecteurs et lectrices, pourrais-tu nous en dire plus au sujet des services offerts par BODYdharma ?


(D. Genoud) Nos services s'adressent à tout le monde, et ont été structurés en quatre pôles d'activité : les soins réparateurs pour, par exemple, atténuer les vergetures ; gommer les cicatrices traiter les problèmes capillaires ; les soins silhouette permettant notamment de détruire les amas graisseux, éliminer la cellulite ou encore traiter le relâchement cutané ; les soins anti-âge, nos clients font appel à nous pour repulper et retendre le visage, combler les rides et ridules ou effacer les tâches pigmentaires ; l'épilaiton définitive sans douleur paramétrable pour tous types des problèmes de peau. ​

(S. Van Passel) Avec quels capitaux as-tu lancé BODYdharma? As-tu été soutenu par des institutions financières ?


(D. Genoud) J’ai démarré BODYdharma pratiquement en totalité sur fonds propres, le support des banques est arrivé un peu plus tard mais pour des petits montants et à des conditions peu intéressantes. Heureusement que la qualité de notre concept a plu rapidement au marché, ce qui a permis de passer la première étape décisive du break even et jusqu’à la rencontre avec Claire (Be Angels) qui nous a permis d’envisager la phase 2 du projet sous un autre angle.

(S. Van Passel) Après plus d'un an d'activité, BODYdharma semblait tout doucement atteindre son niveau de break even, dès lors, pourquoi avoir décidé de lancer un appel aux capitaux ?


(D. Genoud) Nous avions envisagé la deuxième phase du projet via des partenaires bancaires. Mais suite à la rencontre avec BeAngels et sa CEO, j’ai été séduit par leur approche efficace et pragmatique. De plus, leur réseau est de très bonne qualité, je n’ai dès lors pas hésité à ouvrir le capital de la société. L’objectif était aussi de trouver des actionnaires avec une expérience opérationnelle certaine permettant de participer au succès de BODYdharma, pas uniquement avec de l’argent.


(S. Van Passel) Peux-tu nous expliquer comment s'est opérée la levée de capitaux via BeAngels, ce qui intéressera très certainement certaines start-up telles que la tienne ou des candidats investisseurs ?


(D. Genoud) Le projet est décomposé en 3 phases, la première phase, la validation du concept sur le marché étant réussie, nous avons levé des fonds pour la deuxième phase du projet qui consiste à valider la mise en place d'une mini-chaine sous la bannière BODYdharma. C’est cette dernière que nous venons de clôturer et qui a intéressé les nouveaux investisseurs.


C'est notamment la phase 3 du projet long terme qui a beaucoup stimulé les investisseur, celle-ci sera dévoilée en 2020. Pour preuve, le processus a été très rapide pour notre levée de fonds, le projet étant solide, l’équipe mature et expérimentée. Nous avons tout bouclé en moins de 3 mois à partir de l’enregistrement de notre dossier chez BeAngels. Attention, tout de même, à mes confrères leveurs de fonds à ne pas prendre ce délai comme la norme, mais plutôt comme une exception. Il faut normalement, le plus souvent, compter entre 6 à 9 mois à partir de l’enregistrement du projet.

Les deux points importants pour intéresser et mettre en confiance les investisseurs sont : L’équipe du projet et son track record, la viabilité du projet ainsi que ses perceptives de croissance et d’exit.

(S. Van Passel) Après ce succès et pour avoir ainsi trouvé des investisseurs intéressés par ton projet, pourrais-tu nous expliquer ton plan de développement ?


(D. Genoud) La phase 2 du projet est de consolider la marque BODYdharma et de répliquer le concept à petite échelle avec quelques satellites dans le but de la valider afin de préparer la phase 3 qui sera dévoilée, comme je l'ai dit précédemment, courant 2020. (S. Van Passel) Quel serait ton rêve ultime au sujet de BODYdharma?


Pouvoir rendre les services proposés par BODYdharma accessibles au plus grand nombre, avec une satisfaction client qui se maintient au niveau de qualité actuel, et cela en Belgique et à l’international.

Merci Didier pour le temps consacré lors de cette interview. Pour ma part, j'invite les lecteurs et lectrices à aller découvrir le centre principal situé avenue Van Volxem, 303 à Forest (Bruxelles - Belgique) ou de vous rendre sur leur site : https://www.bodydharma.be

Note de l'auteur:

Au moment de la rédaction de cet article, l'auteur ne fut pas impliqué financièrement dans BODYdharma et cet article fut rédigé à titre gratuit.

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